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Les 100 mots de la cybersécurité
Chaque mot expliqué en une phrase, puis en pratique, avec un exemple et la façon de s’en protéger. Belinda et Nestor ajoutent leur grain de sel sur les plus importants.
100 mots
A
Active Directory (AD)
Identité et accèsAnnuaire de Microsoft qui centralise les comptes, les mots de passe et les droits de la plupart des réseaux d’entreprise sous Windows : qui le contrôle contrôle tout le réseau.
APT (menace persistante avancée)
Menaces et attaquesGroupe d’attaquants très organisé, souvent lié à un État, qui s’introduit durablement et discrètement dans un réseau ciblé pour espionner, voler des secrets ou préparer un sabotage.
Attaque de l’homme du milieu (MitM)
Menaces et attaquesAttaque où un pirate s’interpose discrètement entre deux parties qui communiquent, pour lire, voler ou modifier leurs échanges sans qu’elles s’en aperçoivent.
Attaque de la chaîne d’approvisionnement
Menaces et attaquesAttaque qui compromet un fournisseur, un prestataire ou un composant logiciel de confiance pour atteindre, par ricochet, tous ses clients.
Attaque par force brute
Menaces et attaquesAttaque qui essaie systématiquement un grand nombre de mots de passe jusqu’à trouver le bon, soit en ligne sur un service de connexion, soit hors ligne sur des empreintes de mots de passe volées.
Authentification multifacteur (MFA)
Identité et accèsConnexion qui exige au moins deux preuves d’identité de natures différentes (ce que vous savez, ce que vous possédez, ce que vous êtes), pour qu’un mot de passe volé ne suffise plus.
Authentification unique (SSO)
Identité et accèsMécanisme qui permet de s’identifier une seule fois auprès d’un fournisseur d’identité pour accéder ensuite à plusieurs applications sans ressaisir de mot de passe.
B
Blue team (équipe bleue)
Pentest et offensifÉquipe chargée de défendre le système d’information au quotidien : surveiller, détecter les attaques, y répondre et durcir les configurations.
Boîte noire, grise ou blanche
Pentest et offensifNiveau d’information confié aux testeurs avant un audit : rien (boîte noire), un accès utilisateur ou une documentation partielle (boîte grise), ou tout, code source compris (boîte blanche).
Botnet (réseau de machines zombies)
Menaces et attaquesRéseau d’ordinateurs, de serveurs ou d’objets connectés infectés et pilotés à distance par un attaquant, qui les fait agir ensemble à l’insu de leurs propriétaires.
Bourrage d’identifiants (credential stuffing)
Menaces et attaquesAttaque automatisée qui teste en masse, sur un site, des couples identifiant et mot de passe volés ailleurs, en pariant que les utilisateurs réutilisent les mêmes mots de passe.
Bug bounty (prime aux failles)
Pentest et offensifProgramme par lequel une organisation invite des chercheurs en sécurité à chercher des failles dans un périmètre défini, et les récompense pour chaque vulnérabilité valide signalée.
C
Certificat et PKI
CryptographieUn certificat est une carte d’identité numérique qui relie une clé publique à un nom (site, personne, machine) ; la PKI est l’organisation qui émet, vérifie et révoque ces certificats.
Cheval de Troie
Menaces et attaquesLogiciel malveillant déguisé en programme ou en document légitime, qui ouvre en secret un accès à l’attaquant une fois installé par la victime elle-même.
Chiffrement
CryptographieProcédé qui rend des données illisibles pour quiconque ne possède pas la bonne clé, afin de protéger leur confidentialité lorsqu’elles sont stockées ou transmises.
CISSP
Gouvernance et droitCertification professionnelle de l’ISC2, parmi les plus reconnues au monde, qui atteste d’une expérience confirmée et d’une vision d’ensemble de la sécurité de l’information.
Command and Control (C2)
Pentest et offensifInfrastructure qui permet à un attaquant de piloter à distance les machines qu’il a compromises : envoyer des ordres, récupérer des données, déployer d’autres outils.
Cross-site scripting (XSS)
Vulnérabilités applicativesFaille d’une application web qui permet à un attaquant d’injecter du code JavaScript dans une page consultée par d’autres utilisateurs, et donc d’agir dans leur navigateur à leur place.
Cryptographie post-quantique (PQC)
CryptographieNouveaux algorithmes de chiffrement et de signature conçus pour résister à un futur ordinateur quantique, capable de casser RSA et les courbes elliptiques qui protègent aujourd’hui Internet.
CSIRT / CERT (équipe de réponse aux incidents)
Défense et opérationsÉquipe dédiée à la réponse aux incidents de sécurité pour un périmètre donné (une entreprise, un secteur, une région, un pays), qui alerte, conseille et coordonne la riposte.
CVE
Code et DevSecOpsIdentifiant unique et public attribué à une vulnérabilité connue (par exemple CVE-2021-44228), qui permet à tout le monde de parler de la même faille sans ambiguïté.
CVSS (score de gravité)
Code et DevSecOpsSystème de notation de 0 à 10 qui mesure la gravité technique d’une vulnérabilité, selon des critères comme la facilité d’exploitation et l’impact sur les données et le service.
CWE
Code et DevSecOpsCatalogue public des types d’erreurs de conception et de programmation à l’origine des vulnérabilités, chaque type portant un numéro (par exemple CWE-89 pour l’injection SQL).
Cyber Resilience Act (CRA)
Gouvernance et droitRèglement européen qui impose des exigences de cybersécurité à tous les produits matériels et logiciels comportant des éléments numériques vendus dans l’UE, de leur conception à la fin de leur support.
Cybersécurité
FondamentauxEnsemble des mesures techniques, organisationnelles et humaines qui protègent les systèmes informatiques, les données et les personnes contre les attaques, les erreurs et les pannes.
D
DAST (analyse dynamique)
Code et DevSecOpsTest automatique d’une application en fonctionnement, qui lui envoie des requêtes comme le ferait un attaquant pour observer ses réactions et détecter des failles exploitables.
Défense en profondeur
FondamentauxStratégie qui superpose plusieurs couches de protection indépendantes, de sorte que la défaillance de l’une soit compensée par les autres.
Déni de service distribué (DDoS)
Menaces et attaquesAttaque qui rend un site ou un service indisponible en le submergeant de requêtes envoyées simultanément depuis des milliers de machines.
Dépassement de tampon
Vulnérabilités applicativesErreur de programmation où un logiciel écrit plus de données qu’une zone mémoire ne peut en contenir, écrasant les données voisines, ce qui peut faire planter le programme ou permettre d’exécuter du code malveillant.
DevSecOps (shift left)
Code et DevSecOpsDémarche qui intègre la sécurité à chaque étape du développement et de l’exploitation d’un logiciel, au lieu de la contrôler seulement à la fin, juste avant la mise en production.
Directive NIS2
Gouvernance et droitDirective européenne de 2022 qui impose à des milliers d’organisations de 18 secteurs des mesures de cybersécurité, la notification de leurs incidents importants et une responsabilité directe de leurs dirigeants.
DORA
Gouvernance et droitRèglement européen, applicable depuis le 17 janvier 2025, qui impose au secteur financier (banques, assurances, sociétés de gestion, établissements de paiement…) de maîtriser ses risques informatiques et ceux de ses prestataires.
DPO (délégué à la protection des données)
Gouvernance et droitPersonne chargée de veiller au respect du RGPD dans une organisation, de la conseiller et de servir de point de contact avec la CNIL et les personnes concernées.
E
EBIOS Risk Manager
Gouvernance et droitMéthode française d’analyse des risques numériques, publiée par l’ANSSI, qui part des missions essentielles de l’organisation et des attaquants plausibles pour construire des scénarios et un plan de traitement.
EDR (détection et réponse sur les terminaux)
Défense et opérationsLogiciel installé sur les ordinateurs et les serveurs qui surveille leur comportement, détecte les activités malveillantes et permet d’isoler ou de nettoyer une machine à distance.
Élévation de privilèges
Pentest et offensifÉtape d’une attaque où l’intrus, entré avec des droits limités, obtient des droits plus élevés, jusqu’à ceux d’administrateur.
EPSS (probabilité d’exploitation)
Code et DevSecOpsScore publié par le FIRST qui estime, entre 0 et 1, la probabilité qu’une vulnérabilité publiée (CVE) soit exploitée dans les 30 prochains jours.
Exécution de code à distance (RCE)
Vulnérabilités applicativesVulnérabilité qui permet à un attaquant de faire exécuter ses propres commandes sur une machine distante, généralement par le réseau, ce qui revient souvent à en prendre le contrôle.
Exploit
Pentest et offensifProgramme ou technique qui tire parti d’une vulnérabilité précise pour faire faire à un système ce qu’il ne devrait pas : exécuter du code, contourner une authentification, lire des données.
F
Falsification de requête côté serveur (SSRF)
Vulnérabilités applicativesFaille qui permet à un attaquant de faire envoyer, par le serveur lui-même, des requêtes vers des adresses de son choix, y compris vers des systèmes internes normalement inaccessibles depuis Internet.
Falsification de requête intersite (CSRF)
Vulnérabilités applicativesAttaque qui pousse le navigateur d’un utilisateur connecté à envoyer à son insu une requête d’apparence légitime (changement d’adresse e-mail, virement, suppression) vers un site où sa session est ouverte.
Fraude au président (FOVI)
Menaces et attaquesEscroquerie où un fraudeur se fait passer pour un dirigeant, un fournisseur ou un avocat afin d’obtenir d’un salarié un virement urgent et confidentiel vers un compte qu’il contrôle.
Fuzzing (test par données aléatoires)
Pentest et offensifMéthode de test qui bombarde un logiciel de données inattendues, mal formées ou aléatoires pour provoquer des plantages révélateurs de failles.
G
Gestion des accès à privilèges (PAM)
Identité et accèsDispositif qui contrôle, trace et limite l’usage des comptes les plus puissants (administrateurs, comptes de service, accès d’urgence), cibles préférées des attaquants.
Gestion des correctifs
Défense et opérationsProcessus qui recense les logiciels, suit les correctifs de sécurité publiés et les déploie dans des délais adaptés au risque, sans casser la production.
Gestion des identités et des accès (IAM)
Identité et accèsEnsemble des processus et des outils qui garantissent que chaque personne ou machine dispose des bons accès, aux bonnes ressources, au bon moment, et qu’elle les perd dès qu’ils ne se justifient plus.
Gestion des secrets
Code et DevSecOpsManière de stocker, distribuer et renouveler les mots de passe techniques, clés d’API, jetons et certificats utilisés par les applications, sans jamais les écrire en clair dans le code.
H
Hachage (et salage)
CryptographieCalcul qui transforme n’importe quelle donnée en une empreinte de taille fixe, impossible à inverser en pratique, et qui change du tout au tout à la moindre modification de la donnée.
Hameçonnage (phishing)
Menaces et attaquesEscroquerie qui imite un expéditeur de confiance (banque, fournisseur, collègue) par e-mail, SMS, appel ou QR code pour pousser la victime à cliquer, à livrer ses identifiants ou à payer.
HSTS
CryptographieEn-tête de sécurité par lequel un site demande au navigateur de ne plus s’y connecter qu’en HTTPS, ce qui empêche un attaquant de faire basculer la connexion vers du HTTP non chiffré.
I
IDS / IPS (détection et prévention d’intrusion)
Défense et opérationsSystèmes qui analysent le trafic réseau ou l’activité d’une machine pour repérer des attaques : l’IDS alerte, l’IPS bloque en plus.
Indicateur de compromission (IoC)
Défense et opérationsTrace technique qui signale qu’un système a probablement été compromis : adresse IP ou domaine malveillant, empreinte de fichier, nom de processus, clé de registre.
Infostealer (voleur d’informations)
Menaces et attaquesLogiciel malveillant spécialisé dans le vol rapide des mots de passe enregistrés, cookies de session, portefeuilles de cryptomonnaie et données du navigateur, revendus ensuite sur des marchés criminels.
Ingénierie sociale
Menaces et attaquesEnsemble de techniques de manipulation qui amènent une personne à contourner elle-même la sécurité : révéler un mot de passe, valider un paiement, ouvrir une porte ou installer un logiciel.
Injection de prompt
Vulnérabilités applicativesAttaque qui glisse des instructions dans le texte traité par une IA générative (message, page web, document, e-mail) pour lui faire ignorer ses consignes et agir au profit de l’attaquant.
Injection SQL
Vulnérabilités applicativesAttaque qui glisse des instructions de base de données dans un champ de saisie ou une URL pour lire, modifier ou effacer des données auxquelles l’attaquant ne devrait pas avoir accès.
Investigation numérique (forensique)
Défense et opérationsDiscipline qui collecte, préserve et analyse les traces numériques (disques, mémoire, journaux) pour reconstituer le déroulé d’un incident, avec une rigueur qui permet de les produire en justice.
ISO/IEC 27001 (SMSI)
Gouvernance et droitNorme internationale qui fixe les exigences d’un système de management de la sécurité de l’information (SMSI) et permet de faire certifier sa démarche par un organisme indépendant.
K
L
M
Menace
FondamentauxToute cause potentielle d’incident, qu’il s’agisse d’un attaquant, d’un logiciel malveillant, d’une erreur humaine ou d’une catastrophe naturelle, susceptible de nuire à vos systèmes ou à vos données.
MITRE ATT&CK
Pentest et offensifBase de connaissances gratuite, tenue par l’organisme américain à but non lucratif MITRE, qui décrit les tactiques et techniques réellement employées par les attaquants, à partir d’observations publiques.
Moindre privilège
Identité et accèsPrincipe selon lequel chaque utilisateur, application ou service ne reçoit que les droits strictement nécessaires à sa mission, et seulement pour la durée nécessaire.
Mouvement latéral
Pentest et offensifEnsemble des techniques qu’un attaquant utilise pour passer d’une première machine compromise aux autres machines du réseau, jusqu’à atteindre ses véritables cibles.
O
OSINT (renseignement en sources ouvertes)
Pentest et offensifCollecte et analyse d’informations accessibles publiquement (sites web, réseaux sociaux, registres, fuites publiées) pour comprendre une cible.
OWASP Top 10
Vulnérabilités applicativesClassement de référence des dix catégories de risques les plus critiques pour les applications web, publié par la fondation OWASP et utilisé dans le monde entier pour sensibiliser les équipes et fixer des exigences.
P
Pare-feu
Défense et opérationsÉquipement ou logiciel qui filtre les communications entre réseaux selon des règles : ce qui n’est pas explicitement autorisé est bloqué.
Passkey (clé d’accès)
Identité et accèsIdentifiant de connexion sans mot de passe, fondé sur une paire de clés cryptographiques : la clé privée reste sur votre appareil et se déverrouille par empreinte, visage ou code PIN.
PCA / PRA
Gouvernance et droitLe plan de continuité d’activité (PCA) organise la poursuite des activités essentielles pendant une crise ; le plan de reprise d’activité (PRA) décrit comment redémarrer l’informatique et retrouver les données après un sinistre.
Pot de miel (honeypot)
Défense et opérationsLeurre (faux serveur, faux compte, faux fichier) placé volontairement pour attirer les attaquants : comme personne de légitime ne doit y toucher, toute interaction est une alerte fiable.
PSSI
Gouvernance et droitPolitique de sécurité des systèmes d’information : document de référence, approuvé par la direction, qui fixe les objectifs, les règles et les responsabilités de l’organisation en matière de sécurité.
R
Rançongiciel (ransomware)
Menaces et attaquesLogiciel malveillant qui chiffre les données d’une organisation et exige une rançon pour les restituer, souvent en menaçant aussi de publier les données volées.
Red team (équipe rouge)
Pentest et offensifExercice où une équipe d’attaquants mandatés imite, pendant plusieurs semaines, un adversaire réaliste pour éprouver la capacité de l’organisation à détecter une attaque et à y réagir.
Référence directe non sécurisée à un objet (IDOR)
Vulnérabilités applicativesFaille de contrôle d’accès où l’application donne accès à une ressource (facture, dossier, compte) à partir de son seul identifiant, sans vérifier que l’utilisateur a le droit de la consulter.
Règle de sauvegarde 3-2-1
Défense et opérationsRègle simple de sauvegarde : 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 conservée hors site.
Règles d’engagement (périmètre et mandat)
Pentest et offensifDocument signé qui fixe ce qu’un testeur a le droit de faire : systèmes visés, dates, techniques permises ou interdites, contacts d’urgence et conduite à tenir en cas d’imprévu.
Renseignement sur la menace (CTI)
Défense et opérationsInformation collectée et analysée sur les attaquants (qui ils sont, ce qu’ils visent, comment ils opèrent) pour orienter les décisions de défense.
Réponse à incident
Défense et opérationsEnsemble organisé des actions menées pour détecter une attaque, en limiter les dégâts, chasser l’attaquant, rétablir l’activité et en tirer les leçons.
Reverse shell (shell inversé)
Pentest et offensifAccès à distance où la machine compromise appelle elle-même l’attaquant, ce qui lui permet de franchir les pare-feux qui bloquent les connexions entrantes.
RGPD
Gouvernance et droitRèglement européen, applicable depuis le 25 mai 2018, qui encadre l’utilisation des données personnelles et oblige chaque organisation à les protéger par des mesures de sécurité adaptées au risque.
Risque
FondamentauxPossibilité qu’une menace exploite une vulnérabilité et cause un dommage, estimée en combinant la vraisemblance de l’événement et la gravité de son impact.
RSSI / CISO
Gouvernance et droitResponsable de la sécurité des systèmes d’information : la personne qui définit la stratégie de cybersécurité de l’organisation, pilote les risques et conseille la direction.
RTO et RPO
Gouvernance et droitLe RTO est la durée maximale d’arrêt acceptable pour un service ; le RPO est la quantité maximale de données, exprimée en temps, que l’on accepte de perdre lors d’une restauration.
S
SAST (analyse statique)
Code et DevSecOpsAnalyse automatique du code source d’une application, sans l’exécuter, pour y repérer des failles de sécurité avant la mise en production.
SBOM (nomenclature logicielle)
Code et DevSecOpsListe détaillée et lisible par machine de tous les composants d’un logiciel (bibliothèques, versions, fournisseurs, licences), comparable à la liste des ingrédients d’un produit alimentaire.
SCA (analyse de composition logicielle)
Code et DevSecOpsAnalyse qui recense les bibliothèques open source et tierces utilisées par une application, pour signaler celles qui contiennent des vulnérabilités connues ou posent un problème de licence.
Scan de ports
Pentest et offensifTechnique qui interroge les « portes » réseau d’une machine pour savoir lesquelles sont ouvertes et quels services y répondent.
SIEM (gestion des informations et des événements de sécurité)
Défense et opérationsOutil qui centralise les journaux de tout le système d’information, les corrèle et déclenche une alerte quand une combinaison d’événements trahit une attaque.
Signature numérique
CryptographieMécanisme cryptographique qui prouve qui a signé un document ou un logiciel et garantit qu’il n’a pas été modifié depuis.
SOC (centre des opérations de sécurité)
Défense et opérationsÉquipe et outils chargés de surveiller en continu le système d’information pour détecter les incidents de sécurité, les qualifier et déclencher la réponse.
Surface d’attaque
FondamentauxEnsemble des points par lesquels un attaquant peut tenter d’entrer dans votre système d’information ou d’en extraire des données : services exposés sur Internet, applications, comptes, équipements, prestataires et personnes.
T
Talonnage (tailgating)
Menaces et attaquesIntrusion physique qui consiste à franchir une porte à accès contrôlé en suivant de près une personne autorisée, sans présenter soi-même de badge.
Test d’intrusion (pentest)
Pentest et offensifAttaque simulée, menée par des spécialistes mandatés, pour découvrir les failles d’un système avant qu’un vrai attaquant ne les exploite.
TLS (HTTPS)
CryptographieProtocole qui chiffre et authentifie les échanges entre deux machines, par exemple entre votre navigateur et un site en HTTPS, pour empêcher d’écouter ou de modifier les données en chemin.
Traversée de répertoires (path traversal)
Vulnérabilités applicativesFaille qui permet à un attaquant de sortir du dossier prévu par l’application en manipulant un nom de fichier, pour lire ou écrire des fichiers sensibles ailleurs sur le serveur.
Triade DIC (disponibilité, intégrité, confidentialité)
FondamentauxLes trois objectifs fondamentaux de la sécurité de l’information : la confidentialité (seules les personnes autorisées accèdent aux données), l’intégrité (les données ne sont pas modifiées à tort) et la disponibilité (elles restent accessibles quand on en a besoin).
V
W
Z
Zero Trust (confiance zéro)
FondamentauxModèle de sécurité qui n’accorde aucune confiance par défaut à un utilisateur ou à un appareil, même à l’intérieur du réseau, et vérifie chaque accès selon l’identité, l’état de l’appareil et le contexte.
Zero-day (faille du jour zéro)
Menaces et attaquesVulnérabilité exploitée par des attaquants avant que l’éditeur ne la connaisse ou n’ait publié de correctif : les défenseurs disposent de « zéro jour » pour se préparer.
Aucun mot ne correspond. Essayez un synonyme ou un acronyme.
Acronymes express
Les sigles qu’on vous lance en réunion, développés et expliqués en une phrase.
- AES Advanced Encryption Standard (standard de chiffrement avancé)
- Algorithme de chiffrement symétrique normalisé par le NIST en 2001 (clés de 128, 192 ou 256 bits) qui protège le Wi-Fi, les disques, les VPN et les connexions TLS ; l’AES-256 reste jugé sûr à l’ère quantique. Voir la fiche : Chiffrement ›
- ANSSI Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information
- Autorité nationale de cybersécurité créée en 2009 et rattachée au SGDSN, auprès du Premier ministre : elle protège les réseaux de l’État, opère le CERT-FR, qualifie produits et prestataires (PASSI, SecNumCloud), publie la méthode EBIOS RM et des guides gratuits sur cyber.gouv.fr. Voir la fiche : EBIOS Risk Manager ›
- ASVS Application Security Verification Standard de l’OWASP (standard de vérification de la sécurité des applications)
- Référentiel de l’OWASP qui liste des exigences de sécurité vérifiables pour les applications web et les API, sur trois niveaux d’assurance ; la version 5.0, publiée en mai 2025, compte environ 350 exigences et peut servir de cahier des charges ou de plan de test. Voir la fiche : OWASP Top 10 ›
- BEC Business Email Compromise (compromission de messagerie professionnelle)
- Fraude où l’escroc pirate ou imite une messagerie professionnelle (fournisseur, dirigeant, avocat) pour faire détourner un virement vers son compte, souvent sans lien ni pièce jointe piégés que les filtres pourraient repérer ; la parade : rappeler sur un numéro connu avant tout changement de coordonnées bancaires. Voir la fiche : Fraude au président (FOVI) ›
- BYOD Bring Your Own Device (AVEC, « apportez votre équipement personnel de communication »)
- Pratique qui autorise les salariés à travailler sur leur téléphone ou ordinateur personnel ; elle exige des règles claires (profil professionnel séparé, gestion des terminaux mobiles, effacement à distance des seules données de l’entreprise), car l’entreprise ne maîtrise pas la sécurité de l’appareil. Voir la fiche : PSSI ›
- CA Certificate Authority (autorité de certification, AC)
- Organisme de confiance qui vérifie la propriété d’un domaine ou une identité, puis signe le certificat correspondant ; les navigateurs n’acceptent qu’une liste restreinte d’autorités racines, et les certificats TLS publics sont limités à 200 jours depuis mars 2026, puis à 47 jours en 2029. Voir la fiche : Certificat et PKI ›
- CASB Cloud Access Security Broker (courtier de sécurité d’accès au cloud)
- Couche de sécurité placée entre les utilisateurs et les services cloud, qui révèle les applications SaaS réellement utilisées, applique des règles de protection des données (bloquer un envoi, chiffrer un fichier) et repère les comportements à risque ; elle est aujourd’hui le plus souvent intégrée à une offre SASE ou SSE.
- CCSP Certified Cloud Security Professional (ISC2)
- Certification avancée de l’ISC2 sur la sécurité du cloud (architecture, données, applications, exploitation, droit et conformité), qui exige cinq ans d’expérience en informatique dont trois en sécurité et un dans un domaine du CCSP ; on la présente souvent comme le pendant cloud du CISSP. Voir la fiche : CISSP ›
- CEH Certified Ethical Hacker (EC-Council)
- Certification de l’EC-Council sur les techniques et outils d’attaque (la version 13 intègre l’IA), évaluée par un QCM de 125 questions en 4 h, complété au choix par un examen pratique de 6 h ; très connue des recruteurs, elle est moins pratique que l’OSCP. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- CERT-FR Centre gouvernemental de veille, d’alerte et de réponse aux attaques informatiques
- Le CERT gouvernemental français, opéré par l’ANSSI : il publie gratuitement alertes, avis de sécurité et rapports sur la menace sur cert.ssi.gouv.fr, et aide administrations et opérateurs critiques à traiter les attaques majeures. Voir la fiche : CSIRT / CERT (équipe de réponse aux incidents) ›
- CI/CD Continuous Integration / Continuous Delivery ou Deployment (intégration et livraison ou déploiement continus)
- Chaîne automatisée qui compile, teste et livre le code à chaque modification ; c’est l’endroit idéal pour les contrôles de sécurité (SAST, SCA, détection de secrets), mais aussi une cible de choix, car qui contrôle la chaîne peut pousser du code en production. Voir la fiche : DevSecOps (shift left) ›
- CIS Controls Critical Security Controls du Center for Internet Security (mesures de sécurité prioritaires)
- Liste priorisée de 18 mesures de sécurité déclinées en 153 garde-fous (version 8.1, juin 2024), avec trois groupes de mise en œuvre : l’IG1 définit l’hygiène cyber essentielle qu’une PME devrait atteindre en premier.
- CISA Certified Information Systems Auditor (ISACA)
- Certification de référence de l’ISACA pour les auditeurs des systèmes d’information (150 questions en 4 h, cinq ans d’expérience exigés) ; à ne pas confondre avec la CISA, l’agence américaine de cybersécurité (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) qui publie le catalogue KEV.
- CISM Certified Information Security Manager (ISACA)
- Certification de l’ISACA destinée à ceux qui pilotent un programme de sécurité (gouvernance, risques, programme, gestion des incidents), qui exige cinq ans d’expérience dont trois en management de la sécurité ; avec le CISSP, c’est un classique des RSSI. Voir la fiche : RSSI / CISO ›
- CNA CVE Numbering Authority (autorité de numérotation CVE)
- Organisation (éditeur, CERT, plateforme de bug bounty…) habilitée par le programme CVE à attribuer des identifiants CVE aux vulnérabilités de son périmètre ; un éditeur devenu CNA maîtrise la numérotation et la description des failles de ses propres produits. Voir la fiche : CVE ›
- CNAPP Cloud-Native Application Protection Platform (plateforme de protection des applications cloud natives)
- Plateforme qui réunit des outils de sécurité cloud vendus auparavant séparément (gestion de posture ou CSPM, protection des charges de travail, contrôle des identités et des droits, analyse de l’infrastructure as code) pour voir les risques du code jusqu’à la production. Voir la fiche : DevSecOps (shift left) ›
- CNIL Commission nationale de l’informatique et des libertés
- Autorité administrative indépendante créée en 1978 qui veille à l’application du RGPD en France : elle reçoit les notifications de violation de données (sous 72 h), traite les plaintes, contrôle et peut sanctionner jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel. Voir la fiche : RGPD ›
- CRISC Certified in Risk and Information Systems Control (ISACA)
- Certification de l’ISACA consacrée à la gestion des risques informatiques, de l’identification et l’évaluation des risques au choix et au suivi des mesures de contrôle ; elle exige trois ans d’expérience et vise les gestionnaires de risques, consultants GRC et futurs RSSI. Voir la fiche : Risque ›
- CSPM Cloud Security Posture Management (gestion de la posture de sécurité cloud)
- Outil qui contrôle en continu la configuration des environnements cloud (AWS, Azure, Google Cloud…) au regard des bonnes pratiques, pour repérer des erreurs comme un espace de stockage public, un port d’administration ouvert ou une journalisation désactivée. Voir la fiche : Surface d’attaque ›
- CSR Certificate Signing Request (demande de signature de certificat)
- Fichier transmis à une autorité de certification pour obtenir un certificat : il contient la clé publique et les informations d’identité, et il est signé avec la clé privée, qui ne quitte jamais le serveur. Voir la fiche : Certificat et PKI ›
- CTF Capture The Flag (« capture du drapeau »)
- Compétition de hacking où l’on résout des épreuves (web, cryptographie, rétro-ingénierie, forensique) pour trouver des « drapeaux » cachés ; un excellent terrain d’entraînement légal, et l’ANSSI organise chaque année le sien, le France Cybersecurity Challenge (FCSC).
- CVD Coordinated Vulnerability Disclosure (divulgation coordonnée des vulnérabilités)
- Processus où la personne qui trouve une faille la signale en privé à l’éditeur, qui la corrige avant la publication des détails dans un délai convenu ; NIS2 et le Cyber Resilience Act s’appuient dessus, et un fichier security.txt (RFC 9116) indique aux chercheurs où signaler. Voir la fiche : Bug bounty (prime aux failles) ›
- DKIM DomainKeys Identified Mail (messagerie identifiée par clés de domaine)
- Standard d’authentification des e-mails (RFC 6376) : le serveur d’envoi ajoute une signature numérique, que le destinataire vérifie avec une clé publique publiée dans le DNS du domaine, ce qui prouve que le message n’a pas été modifié depuis sa signature par ce domaine. Voir la fiche : Signature numérique ›
- DLP Data Loss Prevention (prévention des fuites de données)
- Ensemble d’outils qui repèrent les données sensibles (numéros de carte, fichiers clients, données de santé) et bloquent ou signalent leur sortie par e-mail, clé USB, envoi dans le cloud ou copier-coller dans une IA générative.
- DMARC Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance (authentification, rapports et conformité des messages)
- Politique publiée dans le DNS qui indique aux serveurs destinataires quoi faire d’un e-mail se réclamant de votre domaine mais qui échoue aux contrôles SPF et DKIM (rien, quarantaine ou rejet) et vous envoie des rapports ; meilleure parade contre l’usurpation de votre domaine, Gmail et Yahoo l’exigent des gros expéditeurs depuis 2024. Voir la fiche : Hameçonnage (phishing) ›
- DNS Domain Name System (système de noms de domaine)
- L’annuaire d’internet, qui traduit un nom comme exemple.fr en adresse IP ; un enregistrement DNS détourné, un sous-domaine oublié ou un résolveur empoisonné peuvent envoyer vos utilisateurs ou vos e-mails chez un attaquant. Voir la fiche : Surface d’attaque ›
- DNSSEC Domain Name System Security Extensions (extensions de sécurité du DNS)
- Extensions qui signent numériquement les enregistrements DNS, afin qu’un résolveur vérifie qu’une réponse provient bien de la zone du domaine et n’a pas été falsifiée en chemin ; elles empêchent l’empoisonnement de cache mais ne chiffrent pas les requêtes. Voir la fiche : Signature numérique ›
- DPIA Data Protection Impact Assessment (analyse d’impact relative à la protection des données, AIPD)
- Analyse de risques exigée par l’article 35 du RGPD avant tout traitement susceptible d’engendrer un risque élevé pour les personnes (surveillance à grande échelle, données sensibles, profilage…) ; la CNIL publie la liste des cas où elle est obligatoire et un logiciel gratuit, PIA, pour la mener. Voir la fiche : RGPD ›
- E2EE End-to-End Encryption (chiffrement de bout en bout)
- Chiffrement où seuls l’expéditeur et les destinataires détiennent les clés, si bien que ni le fournisseur du service ni un intrus sur ses serveurs ne peuvent lire les messages ; utilisé par Signal ou WhatsApp, il ne protège pas pour autant un téléphone compromis. Voir la fiche : Chiffrement ›
- ECC Elliptic Curve Cryptography (cryptographie sur courbes elliptiques)
- Cryptographie à clé publique fondée sur les courbes elliptiques, aussi sûre que RSA avec des clés bien plus courtes (256 bits au lieu d’environ 3 072) ; elle sert aux échanges de clés ECDHE dans TLS et aux signatures ECDSA ou Ed25519 mais, comme RSA, ne résisterait pas à un ordinateur quantique suffisamment puissant. Voir la fiche : Cryptographie post-quantique (PQC) ›
- ENISA Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (European Union Agency for Cybersecurity)
- L’agence européenne de cybersécurité, basée à Athènes, qui accompagne la mise en œuvre de NIS2, gère la base européenne des vulnérabilités (EUVD) et la plateforme où, depuis le 11 septembre 2026, les fabricants doivent signaler les vulnérabilités activement exploitées au titre du Cyber Resilience Act. Voir la fiche : Cyber Resilience Act (CRA) ›
- GIAC Global Information Assurance Certification
- Famille de certifications techniques adossées aux formations du SANS Institute (GSEC, GCIH, GPEN, GREM…), avec des examens à livre ouvert comprenant des questions pratiques « CyberLive » ; à renouveler tous les quatre ans, elles sont très cotées mais coûteuses.
- HDS Hébergeur de données de santé (certification HDS)
- Certification exigée par le Code de la santé publique (article L1111-8) pour héberger des données de santé à caractère personnel pour le compte d’un tiers ; selon le référentiel de 2024, opposable à tous les hébergeurs certifiés depuis le 16 mai 2026, les données doivent être hébergées physiquement dans l’Espace économique européen. Voir la fiche : RGPD ›
- HSM Hardware Security Module (module matériel de sécurité)
- Boîtier matériel résistant aux intrusions qui génère, stocke et utilise des clés cryptographiques sans jamais les exposer ; autorités de certification, banques et services cloud de gestion de clés s’en servent (gages de sérieux : certification FIPS 140-3 ou Critères communs). Voir la fiche : Gestion des secrets ›
- IaC Infrastructure as Code (infrastructure en tant que code)
- Décrire serveurs, réseaux et droits cloud dans des fichiers versionnés (Terraform, Ansible, manifestes Kubernetes…) plutôt qu’à la main ; une erreur de configuration se reproduit alors partout, d’où l’analyse de ces fichiers (mauvaises configurations, secrets) avant le déploiement. Voir la fiche : DevSecOps (shift left) ›
- IAST Interactive Application Security Testing (test interactif de sécurité des applications)
- Méthode de test où un agent placé dans l’application en fonctionnement observe le parcours des données dans le code pendant les tests fonctionnels ou automatisés ; elle combine la précision du SAST et le réalisme du DAST, avec moins de faux positifs. Voir la fiche : DAST (analyse dynamique) ›
- IoA Indicator of Attack (indicateur d’attaque)
- Signe d’un comportement d’attaquant en cours (un document Word qui lance PowerShell, un chiffrement massif de fichiers, des identifiants lus en mémoire) plutôt qu’une trace déjà connue ; contrairement à un IoC, il permet de repérer une attaque inédite. Voir la fiche : Indicateur de compromission (IoC) ›
- IPsec Internet Protocol Security (sécurité du protocole IP)
- Ensemble de protocoles de l’IETF qui chiffre et authentifie le trafic au niveau réseau, typiquement pour relier deux sites ou connecter un télétravailleur par VPN ; les clés sont négociées avec IKEv2, et il faut bannir les réglages hérités comme IKEv1 ou les clés prépartagées faibles. Voir la fiche : Chiffrement ›
- JWT JSON Web Token (jeton web JSON)
- Jeton compact et signé (RFC 7519) qui transporte des informations comme l’identité et les droits d’un utilisateur, très utilisé par les API et OpenID Connect ; son contenu est seulement encodé, pas chiffré, et le serveur doit toujours vérifier la signature et l’algorithme attendu. Voir la fiche : Signature numérique ›
- Kerberos Protocole d’authentification Kerberos (du nom de Cerbère, le chien à trois têtes de la mythologie grecque)
- Protocole d’authentification par tickets, conçu au MIT et utilisé par défaut dans Active Directory : l’utilisateur prouve son identité une fois, puis reçoit des tickets pour accéder aux services ; des attaques comme le Kerberoasting ou le « golden ticket » le visent. Voir la fiche : Active Directory (AD) ›
- Kill chain Cyber Kill Chain (chaîne d’attaque, modèle publié par Lockheed Martin en 2011)
- Modèle d’une attaque en sept étapes (reconnaissance, armement, livraison, exploitation, installation, commande et contrôle, actions sur les objectifs) : plus on brise la chaîne tôt, moins l’attaquant peut nuire. Voir la fiche : MITRE ATT&CK ›
- LDAP Lightweight Directory Access Protocol (protocole léger d’accès aux annuaires)
- Protocole standard pour interroger et modifier un annuaire d’utilisateurs, de groupes et de machines comme Active Directory ; il faut le protéger (LDAPS, signature), car une connexion non chiffrée peut exposer des mots de passe et un accès anonyme dévoiler le contenu de l’annuaire. Voir la fiche : Active Directory (AD) ›
- LPM Loi de programmation militaire
- Loi pluriannuelle de défense qui porte aussi des règles de cybersécurité : celle de 2013 a créé les obligations des opérateurs d’importance vitale (OIV), et celle de 2024-2030 (1er août 2023) impose aux éditeurs de logiciels de notifier à l’ANSSI les vulnérabilités et incidents significatifs touchant leurs produits. Voir la fiche : Vulnérabilité ›
- MDR Managed Detection and Response (détection et réponse managées)
- Service où un prestataire surveille vos postes et systèmes 24 h/24 (souvent via son EDR), analyse les alertes et agit aussitôt, par exemple en isolant une machine ; il offre à une PME une couverture de niveau SOC sans monter sa propre équipe. Voir la fiche : SOC (centre des opérations de sécurité) ›
- mTLS Mutual TLS (TLS mutuel)
- Variante de TLS où le client présente lui aussi un certificat, pour que chaque partie authentifie l’autre ; elle sécurise les échanges entre microservices, API et partenaires, et constitue une brique des architectures zero trust. Voir la fiche : TLS (HTTPS) ›
- MTTD / MTTR Mean Time To Detect / Mean Time To Respond ou Recover (temps moyen de détection / de réponse ou de rétablissement)
- Temps moyen pour repérer un incident et temps moyen pour le contenir ou le résoudre : ces deux indicateurs mesurent l’efficacité d’un SOC ou d’un service MDR, et plus ils sont courts, moins l’attaquant a le temps de nuire. Voir la fiche : Réponse à incident ›
- NDR Network Detection and Response (détection et réponse réseau)
- Solution qui analyse le trafic réseau (y compris chiffré, via ses métadonnées) pour repérer des comportements anormaux, comme un mouvement latéral, une exfiltration ou des échanges avec un serveur de commande, y compris depuis des équipements où l’on ne peut pas installer d’EDR. Voir la fiche : IDS / IPS (détection et prévention d’intrusion) ›
- NIST CSF NIST Cybersecurity Framework (cadre de cybersécurité du NIST)
- Cadre américain gratuit de gestion du risque cyber, utilisable par toute organisation ; la version 2.0, publiée en février 2024, organise les résultats attendus en six fonctions : gouverner, identifier, protéger, détecter, répondre et rétablir. Voir la fiche : Risque ›
- NTLM NT LAN Manager
- Ancien protocole d’authentification de Microsoft par défi-réponse, vulnérable aux attaques par relais et pass-the-hash ; Microsoft l’a déclaré obsolète en 2024 et a retiré NTLMv1 de Windows 11 24H2 et Windows Server 2025 : auditez son usage et basculez vers Kerberos. Voir la fiche : Active Directory (AD) ›
- NVD National Vulnerability Database (base nationale américaine des vulnérabilités)
- Base publique américaine gérée par le NIST qui enrichit chaque CVE d’un score CVSS, des produits touchés et d’un type de faiblesse (CWE) ; son retard d’analyse depuis 2024 pousse à croiser d’autres sources, comme le catalogue KEV de la CISA ou la base européenne de l’ENISA (EUVD). Voir la fiche : CVE ›
- OAuth Open Authorization (OAuth 2.0, autorisation déléguée)
- Standard d’autorisation déléguée qui permet à une application d’accéder à vos données sur un autre service (agenda, fichiers) sans connaître votre mot de passe, grâce à un jeton aux droits limités ; attention au « consent phishing », où une application malveillante réclame des droits étendus. Voir la fiche : Gestion des identités et des accès (IAM) ›
- OCSP Online Certificate Status Protocol (protocole de vérification en ligne de l’état des certificats)
- Protocole (RFC 6960) qui permet de demander en temps réel à une autorité de certification si un certificat a été révoqué ; parce qu’il révèle les sites consultés, certaines autorités, dont Let’s Encrypt en 2025, l’ont abandonné au profit des listes de révocation (CRL). Voir la fiche : Certificat et PKI ›
- OIDC OpenID Connect
- Couche d’identité bâtie sur OAuth 2.0 qui indique à une application qui est l’utilisateur grâce à un jeton d’identité signé (un JWT) ; elle fait fonctionner les boutons « Se connecter avec… » et la plupart des authentifications uniques (SSO) modernes. Voir la fiche : Authentification unique (SSO) ›
- OIV Opérateur d’importance vitale
- Statut attribué par l’État aux opérateurs dont l’activité est indispensable à la nation (énergie, transports, santé, télécoms…) ; depuis la LPM de 2013, ils doivent appliquer les règles de sécurité de l’ANSSI à leurs systèmes critiques (SIIV), déclarer leurs incidents et faire auditer ces systèmes. Voir la fiche : Directive NIS2 ›
- OSCP / OSCP+ OffSec Certified Professional
- Certification pratique de test d’intrusion d’OffSec : 23 h 45 pour compromettre des machines, dont un ensemble Active Directory, puis 24 h pour rédiger le rapport ; depuis novembre 2024, elle est délivrée avec l’OSCP+, à renouveler tous les trois ans. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- OSSTMM Open Source Security Testing Methodology Manual (manuel de méthodologie de tests de sécurité)
- Méthodologie de tests de sécurité publiée par l’ISECOM (version 3, 2010) qui couvre cinq canaux (humain, physique, sans fil, télécommunications et réseaux de données) et vise des résultats mesurables et reproductibles. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- OT / ICS / SCADA Operational Technology / Industrial Control Systems / Supervisory Control and Data Acquisition (informatique industrielle)
- Technologies qui pilotent des processus physiques (usines, réseaux électriques, traitement de l’eau, bâtiments) ; souvent anciennes et difficiles à mettre à jour, elles doivent être cloisonnées de l’informatique de gestion, et la série IEC 62443 fixe les exigences de sécurité de référence. Voir la fiche : Défense en profondeur ›
- PASSI Prestataire d’audit de la sécurité des systèmes d’information
- Qualification de l’ANSSI délivrée à des sociétés d’audit, et non à des personnes, sur cinq activités (audit organisationnel et physique, d’architecture, de configuration, de code source, tests d’intrusion) ; exigée pour auditer les systèmes critiques des OIV, elle est souvent demandée dans les marchés publics. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- PCI DSS Payment Card Industry Data Security Standard (norme de sécurité des données de l’industrie des cartes de paiement)
- Norme de sécurité du secteur des cartes de paiement, imposée contractuellement à toute entreprise qui stocke, traite ou transmet des données de carte ; la version 4.0.1 (juin 2024) est la seule en vigueur, et ses exigences différées sont obligatoires depuis le 31 mars 2025.
- PFS Perfect Forward Secrecy (confidentialité persistante)
- Propriété d’un échange de clés qui utilise des clés éphémères à chaque session : le vol ultérieur de la clé privée du serveur ne permet pas de déchiffrer le trafic enregistré auparavant ; TLS 1.3 a supprimé l’échange de clés RSA statique, ce qui en fait la norme. Voir la fiche : TLS (HTTPS) ›
- PoC Proof of Concept (preuve de concept)
- Code ou démonstration qui prouve qu’une vulnérabilité est réellement exploitable ; dès qu’un PoC est public, les attaques suivent souvent très vite et le correctif devient urgent. Voir la fiche : Exploit ›
- PTES Penetration Testing Execution Standard (standard d’exécution des tests d’intrusion)
- Cadre communautaire qui structure un test d’intrusion en sept phases, des échanges préalables (périmètre, règles, autorisation) à la collecte d’informations, la modélisation des menaces, l’analyse des vulnérabilités, l’exploitation, la post-exploitation et le rapport final. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- Purple team Purple team (équipe violette, réunion de la red team et de la blue team)
- Exercice où attaquants (red team) et défenseurs (blue team) travaillent côte à côte : chaque technique jouée est aussitôt confrontée à la détection et les règles sont améliorées sur-le-champ, ce qui accélère les progrès par rapport à un exercice à l’aveugle. Voir la fiche : Blue team (équipe bleue) ›
- Quishing QR code phishing (hameçonnage par QR code)
- Hameçonnage par QR code (sur un horodateur, un courrier, un PDF ou un e-mail) qui mène vers un faux site ; le scanner avec son téléphone contourne les filtres de messagerie de l’entreprise : vérifiez l’adresse affichée avant d’ouvrir et ne saisissez jamais d’identifiants après un scan. Voir la fiche : Hameçonnage (phishing) ›
- RASP Runtime Application Self-Protection (autoprotection des applications à l’exécution)
- Protection intégrée à l’application en fonctionnement, qui voit comment une requête est réellement traitée et bloque une attaque (injection, désérialisation…) au moment où elle atteint le code ; elle complète un WAF mais ne dispense pas de corriger la vulnérabilité. Voir la fiche : WAF (pare-feu applicatif web) ›
- RSA Rivest-Shamir-Adleman (du nom de ses trois inventeurs, 1977)
- L’algorithme à clé publique le plus connu, utilisé pour les signatures numériques, les certificats et l’échange de clés ; il faut aujourd’hui des clés d’au moins 2 048 bits et, comme un ordinateur quantique suffisamment puissant le casserait, la migration vers des algorithmes post-quantiques est lancée. Voir la fiche : Cryptographie post-quantique (PQC) ›
- SAML Security Assertion Markup Language (langage de balisage d’assertions de sécurité)
- Standard fondé sur XML (version 2.0, 2005) par lequel un fournisseur d’identité atteste auprès d’une application d’entreprise qu’un utilisateur est authentifié ; encore très répandu pour le SSO en entreprise, il exige une validation rigoureuse des signatures, comme l’ont montré plusieurs failles. Voir la fiche : Authentification unique (SSO) ›
- SASE Secure Access Service Edge (service d’accès sécurisé en périphérie)
- Architecture, baptisée par Gartner en 2019, qui fournit réseau et sécurité depuis le cloud (SD-WAN, passerelle web sécurisée, CASB, ZTNA, pare-feu en service) afin que les utilisateurs soient protégés de la même façon où qu’ils travaillent. Voir la fiche : Zero Trust (confiance zéro) ›
- SDLC Software Development Life Cycle (cycle de vie du développement logiciel)
- Ensemble des étapes du développement d’un logiciel, de l’expression du besoin à la maintenance ; un SDLC sécurisé intègre la sécurité à chaque étape (modélisation des menaces, revue de code, tests, correctifs), comme le décrivent des cadres tels que le NIST SSDF (SP 800-218). Voir la fiche : DevSecOps (shift left) ›
- SecNumCloud Qualification de sécurité de l’ANSSI pour les prestataires de services cloud
- Qualification exigeante de l’ANSSI pour les services cloud, qui inclut une protection contre les lois extra-européennes comme le CLOUD Act américain ; depuis la loi SREN et son décret du 14 avril 2026, les administrations de l’État et leurs opérateurs doivent y recourir (ou à un équivalent européen) pour leurs données les plus sensibles.
- Security+ CompTIA Security+
- Certification d’entrée de CompTIA sur les fondamentaux de la cybersécurité (menaces, architecture, exploitation, gouvernance), avec un examen de 90 minutes et 90 questions au plus, dont des mises en situation ; une nouvelle version, SY0-801, est annoncée pour le 17 novembre 2026.
- SHA-2 Secure Hash Algorithm 2 (algorithme de hachage sécurisé 2)
- Famille de fonctions de hachage normalisée par le NIST (SHA-256, SHA-384, SHA-512…) qui calcule une empreinte de taille fixe des données pour les signatures, certificats et contrôles d’intégrité ; elle remplace SHA-1, cassé, mais les mots de passe exigent une fonction volontairement lente comme Argon2 ou bcrypt. Voir la fiche : Hachage (et salage) ›
- Shadow IT Shadow IT (informatique fantôme ou parallèle)
- Applications, services cloud ou équipements utilisés à l’insu du service informatique (partage de fichiers personnel, convertisseur en ligne gratuit, outil d’IA non validé) ; ils échappent aux sauvegardes, au contrôle des accès et aux mises à jour, et proposer des alternatives validées marche mieux que simplement interdire. Voir la fiche : Surface d’attaque ›
- Smishing SMS phishing (hameçonnage par SMS)
- Hameçonnage par SMS (colis en attente, amende impayée, compte bancaire bloqué) qui pousse à cliquer sur un lien ou à rappeler un numéro ; votre banque ou un service public ne vous demandera jamais vos codes par SMS, et vous pouvez transférer gratuitement un message suspect au 33700. Voir la fiche : Hameçonnage (phishing) ›
- SOAR Security Orchestration, Automation and Response (orchestration, automatisation et réponse de sécurité)
- Plateforme qui automatise les tâches répétitives d’un SOC grâce à des scénarios (playbooks) qui enrichissent une alerte, isolent une machine, désactivent un compte ou ouvrent un ticket ; les analystes se concentrent ainsi sur les décisions qui exigent un jugement humain. Voir la fiche : SIEM (gestion des informations et des événements de sécurité) ›
- SOC 2 System and Organization Controls 2 (rapport d’audit de l’AICPA)
- Rapport d’audit américain dans lequel un auditeur indépendant évalue les contrôles d’un prestataire au regard des critères de l’AICPA (sécurité, disponibilité, intégrité des traitements, confidentialité, vie privée) ; le type II couvre plusieurs mois de fonctionnement, et rien à voir avec un SOC (centre opérationnel de sécurité). Voir la fiche : ISO/IEC 27001 (SMSI) ›
- SPF Sender Policy Framework (politique d’expéditeurs autorisés)
- Enregistrement DNS (RFC 7208) qui liste les serveurs autorisés à envoyer des e-mails pour votre domaine ; seul, il n’empêche pas l’usurpation de l’adresse d’expéditeur visible, d’où sa combinaison avec DKIM et DMARC. Voir la fiche : Hameçonnage (phishing) ›
- SSH Secure Shell (interpréteur de commandes sécurisé)
- Protocole chiffré pour administrer des serveurs à distance et transférer des fichiers (port 22 par défaut) ; préférez l’authentification par clés aux mots de passe, ne l’exposez pas sur internet sans restriction et maintenez-le à jour. Voir la fiche : Attaque par force brute ›
- TLP Traffic Light Protocol (protocole « feux de circulation »)
- Étiquettes de couleur définies par le FIRST (version 2.0, 2022) qui indiquent jusqu’où partager une information : TLP:RED (destinataires seuls), TLP:AMBER+STRICT (leur organisation), TLP:AMBER (organisation et ses clients), TLP:GREEN (communauté), TLP:CLEAR (public). Voir la fiche : Renseignement sur la menace (CTI) ›
- TPM Trusted Platform Module (module de plateforme sécurisée)
- Puce de sécurité intégrée à l’ordinateur qui protège des clés et mesure l’intégrité du démarrage, utilisée par exemple par le chiffrement de disque BitLocker ou Windows Hello ; le TPM 2.0 est exigé par Windows 11. Voir la fiche : Chiffrement ›
- TTP Tactics, Techniques and Procedures (tactiques, techniques et procédures)
- Description de la manière d’opérer d’un attaquant, de l’objectif (tactique) à la méthode (technique) jusqu’à sa mise en œuvre concrète (procédure) ; bien plus difficiles à changer pour lui qu’une adresse IP, les TTP fondent des règles de détection durables. Voir la fiche : MITRE ATT&CK ›
- UEBA User and Entity Behavior Analytics (analyse du comportement des utilisateurs et des entités)
- Analyse qui apprend le comportement normal des utilisateurs, machines et comptes de service, puis signale les anomalies (connexion à 3 h du matin depuis l’étranger, téléchargement massif inhabituel) pouvant trahir un compte volé ou un initié malveillant. Voir la fiche : SIEM (gestion des informations et des événements de sécurité) ›
- VEX Vulnerability Exploitability eXchange (échange sur l’exploitabilité des vulnérabilités)
- Déclaration lisible par machine où un éditeur indique si son produit est réellement touché par une vulnérabilité connue (non affecté, affecté, corrigé, en cours d’analyse) ; associée à un SBOM, elle évite de traquer des CVE dans des composants dont le code vulnérable n’est jamais utilisé. Voir la fiche : SBOM (nomenclature logicielle) ›
- Vishing Voice phishing (hameçonnage vocal)
- Arnaque par téléphone où un faux conseiller bancaire, technicien ou dirigeant, parfois avec une voix clonée par IA, vous fait donner des codes ou valider un virement ; raccrochez et rappelez sur un numéro que vous connaissez déjà. Voir la fiche : Hameçonnage (phishing) ›
- VPN Virtual Private Network (réseau privé virtuel, RPV)
- Tunnel chiffré qui relie un utilisateur distant ou un site à un réseau privé à travers internet ; exposées sur internet, les passerelles VPN sont une cible favorite des attaquants : corrigez-les vite, exigez la MFA, ou passez au ZTNA. Voir la fiche : Zero Trust (confiance zéro) ›
- WSTG Web Security Testing Guide de l’OWASP (guide de test de sécurité des applications web)
- Guide de référence de l’OWASP pour tester la sécurité des applications web, où chaque test est numéroté (WSTG-INPV-05 pour l’injection SQL, par exemple) ; la version 4.2 est la version stable actuelle, la version 5 est en préparation. Voir la fiche : Test d’intrusion (pentest) ›
- XDR Extended Detection and Response (détection et réponse étendues)
- Extension de l’EDR qui corrèle dans une même console les signaux des postes, de la messagerie, du réseau, du cloud et des identités, pour détecter et stopper une attaque sur l’ensemble du système d’information plutôt que machine par machine. Voir la fiche : EDR (détection et réponse sur les terminaux) ›
- ZTNA Zero Trust Network Access (accès réseau zero trust)
- Accès distant qui n’ouvre à chaque utilisateur que les applications dont il a besoin, après vérification de son identité et de l’état de son appareil à chaque demande, au lieu d’ouvrir tout le réseau comme un VPN classique. Voir la fiche : Zero Trust (confiance zéro) ›
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